Expositions à venir

Paris bibliothèques produit plusieurs fois par an des expositions permettant de découvrir les fonds des bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris. Ces expositions sont conçues par des conservateurs et des bibliothécaires en collaboration avec des spécialistes et des historiens.

  • Mode & Femmes 14/18

    28 février - 17 juin 2017 / Bibliothèque Forney (4e)

    Fémina 1917 1A l’occasion de sa réouverture, la bibliothèque Forney – bibliothèque des arts graphiques et des métiers d’art de la Ville de Paris – propose d’explorer l’histoire de la mode et des femmes dans la société française durant la Première Guerre mondiale.

    – entrée libre –

    Le vestiaire féminin change radicalement au début du XXe siècle : la silhouette s’allège, abandonnant les cages de crinolines et les tournures du siècle passé, le nombre de changements de tenues quotidiennes se réduit chez la femme de la classe aisée car le costume-tailleur accompagne désormais la femme tout au long de sa journée. Le vêtement acquiert une praticité et une simplicité nouvelles en matière de textiles (lavables, souples) et de formes (poches, jupes amples). Ces changements qui apparaissent un peu avant la guerre sont accélérés par cette dernière. Mais pour autant, sur le plan vestimentaire comme social, la guerre a-t-elle libéré les femmes ? Que dit la mode de la complexité des évolutions sociétales que les femmes connaissent durant le conflit ?

    Comment la guerre accélère-t-elle la « modernisation » du vêtement féminin ? De quelle manière l’industrie de la couture et du textile s’adaptent-t-elles et innovent-elles face aux contraintes de la guerre ? Comment le travail féminin, le deuil, les relations intimes et familiales entre le front et l’arrière, et la question de l’émancipation féminine sont-ils perçus à travers le prisme de la mode ? Telles sont les questions posées par les commissaires à travers l’exposition Mode et femmes, 14/18.

    Commissaires de l’exposition : Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger, avec la collaboration de Béatrice Cornet de la bibliothèque Forney.

    • Entre libre

    Découvrez les deux commissaires de l’exposition dans cette vidéo >>>https://www.youtube.com/watch?v=77PX5ybQoYA

  • DETECTIVE, fabrique de crimes ?

    Le grand hebdomadaire des faits divers

    20 janvier - 1er avril 2017 / Bilipo (Bibliothèque des littératures policières, Paris 5e)
    Exposition à la Bilipo

    Exposition à la Bilipo

    En 1928, Détective, lancé par Gallimard, grâce à l’aide des frères Kessel, prétend être le premier hebdomadaire de faits divers, à la fois journal et magazine : chaque jeudi, la petite fabrique de crimes alimente les kiosques de ses numéros sanglants pour des lecteurs venus chercher leur dose d’énigme et d’horreur.

    Ses photographies impressionnent, ses reportages passionnent, ses signatures prestigieuses (Carco, Mac Orlan, Kessel) attirent. Détective devient l’atelier où se forge une certaine vision de la France criminelle des années trente et où certaines affaires emblématiques (les soeurs Papin, la parricide Violette Nozière, Stavisky) sont exposées au public.

    Véritable succès de vente pour les éditions Gallimard mais aussi cible numéro 1 des critiques qui condamnent son immoralité et son manque de fiabilité, le journal ne laisse pas indifférent. Mais que connaît-on vraiment de son histoire? Comment expliquer une telle réussite ? C’est cette recette savamment composée – d’enquêtes rigoureuses et de «bidonnage» de l’information, de combats journalistiques et de recettes sensationnalistes –, que la Bilipo se propose de vous faire redécouvrir à travers cette exposition.

    Commissaires de l’exposition Marie-Eve Therenty, professeur de littérature française à l’université de Montpellier 3 et membre de l’Institut universitaire de France, elle est spécialiste des relations entre presse et littérature ; et Amélie Chabier, universitaire, elle a pour domaine de recherche la littérature au XIXe siècle, en lien avec la presse, plus particulièrement judiciaire, autour de la médiatisation et de la fictionnalisation des procès.